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Archive pour la catégorie 'Programme'

Service minimum : c’est tous les jours qu’il faut un service maximum

Jeudi 7 juin 2007

Investissons massivement dans le développement des infrastructures et la qualité des transports en commun.

Véritable serpent de mer, l’instauration d’un service minimum a refait surface durant la campagne présidentielle. Toujours prompte à polémiquer sur les abus du droit de grève, les grèvistes prenant en otage la France qui se lève tôt, la droite parlementaire a tenté, à de multiples reprises de remettre en cause le droit de grève constitutionnellement reconnu.

Au Sénat, je me suis toujours refusé à stigmatiser les mêmes, les salariés des secteurs du transport, cheminots, RATP principalement, présentés comme « élevés à la culture de la grève ». J’ai toujours refusé de les opposer aux usagers dans la mesure où en commun, ils veulent un service non pas minimum mais maximum. Usagers des services publics et agents partagent l’exigence de services publics de qualité, fonctionnant de façon régulière et continue, des services publics de transports mais aussi de la poste, de la fourniture d’énergie, de la navigation aérienne, de l’éducation, de la santé accessibles sur l’ensemble du territoire.

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Réponse à La Passerelle, Régie de Quartier du Petit Colombes

Mercredi 6 juin 2007

Le Président de La Passerelle, Régie de Quartier du Petit Colombes, a interpellé les candidats aux élections législatives des 1ère et 2ème circonscriptions des Hauts-de-Seine, par une série de questions sur le logement, l’éducation, le chômage, les discriminations ou encore la solidarité. Vous pourrez retrouver ce courrier sur le lien suivant. Voici la réponse que nous lui adressons avec Michèle Fritsch.

A l’attention de Monsieur Bernard LUCAS, Président de la Passerelle, Régie de Quartier du Petit Colombes

Monsieur le Président,

J’ai reçu votre courrier dans lequel vous interpellez les candidats aux élections législatives dans la 1ère circonscription des Hauts-de-Seine. Vous posez des questions essentielles auxquelles j’ai été confronté dans mes travaux au Parlement, notamment en tant que vice-président de la commission des Affaires sociales du Sénat.

NOTRE société est en crise et cela n’est pas un fait nouveau. Cette crise perdure depuis bientôt trente ans et a atteint notre pays dans ses profondeurs, dans ses structures mêmes. Le chômage, la chute du niveau de vie de la plus grande masse, l’accroissement des inégalités, en découlent. Suivent les conséquences bien connues, une société à plusieurs vitesses, le plus grand nombre rencontrant des difficultés croissantes dans l’accès aux soins, à la protection sociale, aux études et à la culture, au logement, à la sécurité. (more…)

Logement : plus qu’un droit, une priorité nationale

Mardi 5 juin 2007

Dès cet été, Nicolas Sarkozy proposera comme, pour les propriétaires de logement, des allègements d’impôt pour les emprunts immobiliers. C’est une mesure socialement injuste qui ne règle en rien les difficultés d’accès au logement de millions de Français.

La crise du logement atteint un point critique partout dans notre pays. Dans les Hauts-de-Seine qui compte 70 000 demandeurs de logement, 16 villes sur 36, toutes dirigées par la droite, ne respectent pas le minimum légal de 20 % de logements sociaux. Lien vers mon intervention En février dernier, alors que le Gouvernement UMP proposait une réponse purement médiatique à la mobilisation des Enfants de Don Quichotte, j’ai défendu au Sénat un droit au logement effectif pour tous au regard de la dramatique crise du logement que notre pays traverse depuis plusieurs années. Lien vers mon intervention (more…)

Hauts-de-Seine: la droite organise un apartheid social

Mardi 5 juin 2007

Un article paru dans l’Humanité du 5 juin 2007.
La réaction de Roland Muzeau, sénateur des Hauts-de-Seine, candidat aux législatives.

Patrick Devedjian retrouve les accents d’extrême droite de sa jeunesse à Occident. Sa haine à l’égard des communistes est en vérité une haine envers les gens modestes. Il a mené la chasse au logement social dans sa ville, à Antony. Il soutient son ami Sarkozy qui refuse de construire du logement social à Neuilly. Il encourage les maires de droite qui ont dans leurs communes moins de 20 % de logements sociaux.Le département des Hauts-de-Seine est composé de villes très différentes les unes des autres. La droite a, depuis plusieurs décennies, organisé un apartheid social et un apartheid spatial qui conduit à l’existence de villes pour gens aisés et des villes populaires, car les villes de droite ne veulent pas loger les ouvriers et les employés. La droite veut faire du département des Hauts-de-Seine une vitrine de la haute bourgeoisie avec la disparition de l’industrie. Elle veut un département modèle pour la concentration de la richesse, un département sans pauvreté ; mais sans avoir amélioré la situation des gens pauvres et des gens modestes. Elle les aura fait partir. Devedjian attaque frontalement les communistes qui détiennent trois sièges de députés. Ces gens qui s’en prennent aux communistes sont les mêmes qui vendent 4 000 logements sociaux - et ce n’est qu’une première tranche - de l’Office départemental, alors que le département en manque cruellement et que 70 000 foyers attendent un logement.

Salaire, pouvoir d’achat : le marché de dupes de la défiscalisation des heures supplémentaires

Lundi 4 juin 2007

Pas plus que la participation, la défiscalisation des heures supplémentaires ne permettra à l’ensemble de nos concitoyens de gagner plus chaque mois.

Cette promesse phare du candidat Sarkozy doit trouver sa concrétisation dans un projet de loi de finances rectificatif, dès juillet, au même titre que les exonérations des droits de succession, la déduction des intérêts d’emprunt ou encore la défiscalisation des revenus étudiants. Il s’agit, par cette mesure, d’exonérer de cotisations sociales patronales les heures supplémentaires pour les employeurs et de permettre aux salariés de ne pas déclarer cette source de revenu au titre des revenus imposables. Durant les cinq années de gouvernement de droite, tant sous M. Raffarin que M. De Villepin, les 35H ont été rendues responsables de tous les maux (perte de compétitivité de notre économie, de pouvoir d’achat des salariés…). Les 35 h ont servi de bouc émissaire pour masquer les incidences négatives des choix de la droite notamment les conséquences de l’abaissement du coût du travail responsable de la smicardisation du salariat, de la précarisation des normes d’emploi, du développement du travail à temps partiel.

Au Sénat, les ministres successifs dont Messieurs Sarkozy et Fillon n’ont eu de cesse de stigmatiser une France paresseuse, notre « société de loisirs .» Par diverses mesures étroitement idéologiques, faussement pragmatiques, ils ont permis qu’il puisse être dérogé à la durée légale du travail. Le contingent annuel d’heures supplémentaires, est passé de 130 à 180 heures. Les conventions de forfaits ont été élargies. Les mêmes, complètement sourds aux demandes légitimes d’augmentation du pouvoir d’achat des salariés ont permis qu’il soit dérogé à la règle de droit commun en matière de rémunération des heures supplémentaires. ( 25 % pour les huit premières heures supplémentaires et 50 % au-delà). Monsieur Fillon par exemple, a ouvert largement la possibilité d’abaisser à 10 % la majoration des heures supplémentaires par la négociation d’entreprise.Je me souviens avoir dénoncé l’instrumentalisation des slogans véhiculés à l’époque. - “travailler plus pour gagner plus” - “rétablir la liberté de choix”. (more…)

Investir massivement dans l’enseignement supérieur pour la réussite de tous

Vendredi 1 juin 2007

J’ambitionne une réforme d’ensemble et de fond de l’Université permettant : sa démocratisation, le maintien du cadre national des diplômes, de leur qualité qu’ils soient en sciences humaines ou en sciences « dures », la garantie effective de l’insertion professionnelle des jeunes… Les enquêtes régulières réalisées par l’Observatoire de la vie étudiante témoignent de la réalité de la dégradation des conditions de vie des étudiants, de leurs difficultés grandissantes à boucler leurs fins de mois. En 2006, d’après les principaux syndicats étudiants, les étudiants ont dû faire face à une inflation de 1,9% alors que les bourses accordées sur critères sociaux n’ont augmenté que de 1,5%. Dans ces conditions, rien de surprenant qu’ils soient plusieurs millions d’étudiants à devoir se salarier durant leurs études, pour financer leur logement, leur nourriture et même tout simplement s’acquitter de leurs droits d’inscription aux universités qui deviennent de plus en plus cher. Huit étudiants sur dix auraient une activité rémunérée durant l’année universitaire. Chaque année, un étudiant sur cinq met fin à ses études pour des raisons financières. (more…)

Faire de l’éducation, de l’égal accès aux savoirs, de la réussite de la jeunesse une vraie priorité

Lundi 28 mai 2007

Nous avons besoin d’un projet éducatif global, allant de la maternelle à l’université, promouvant les valeurs humanistes de la République. Pour favoriser l’accès de chaque enfant aux savoirs, à tous les savoirs et élever le niveau de qualification de chaque individu, investir dans l’éducation est une exigence. C’est une priorité pour assurer l’avenir de la nation et le progrès de notre société.
L’école, l’avenir de nos enfants et de notre jeunesse sont des sujets de préoccupation majeurs pour nos concitoyens. Les craintes et les exigences sont toujours plus fortes, car chacun a bien conscience que c’est au sein de l’école que se joue largement la vie future de générations en devenir. Chaque parent investit une part importante de lui-même dans son enfant, avec une volonté farouche de dépassement, pour que sa progéniture vive mieux que lui, qu’elle ait une appréhension élargie du monde, qu’elle profite d’un bagage culturel plus solide, gage d’émancipation.
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Pour une politique budgétaire et fiscale plus juste

Mercredi 23 mai 2007

Généreuse avec les entreprises et les plus riches, dure avec les ménages les moins favorisés, les couches moyennes, les collectivités territoriales et les services publics, telle sont les caractéristiques de la politique budgétaire de ces cinq dernières années.

D’un côté donc, la droite a laissé s’échapper des centaines de milliards d’euros. Baisse du taux de l’impôt sur les sociétés, plafonnement de la taxe professionnelle, accentuation des exonérations de cotisations sociales, institution du bouclier fiscal…Soit, plus de 23 milliards d’allègements fiscaux en tout genre ; la restitution aux 16000 contribuables assujettis à l’ISF de 350 millions d’euros pour la seule année 2006. Lire mon intervention en séance publique sur les crédits travail-emploi. Lire mon intervention Et dans le même temps, cette même majorité de droite a augmenté le taux des prélèvements obligatoires ( 44% en 2006) et prétexté de la dette publique pour justifier la rigueur budgétaire. Ces choix, celui de la réduction des dépenses publiques, impactent directement le quotidien des foyers. C’est moins d’action de l’Etat pour satisfaire les besoins collectifs : des hôpitaux publics exsangues ; une pénurie de structures collectives d’accueil des jeunes enfants et des personnes âgées ; des professeurs non remplacés ; des logements sociaux non construits, des routes non entretenues, la fermeture de bureaux de postes… C’est aussi, moins de pouvoir d’achat en raison de la hausse des prix des produits de première nécessité, des prix des transports et de l’énergie. (more…)

Santé et sécurité au travail : mettre en oeuvre une véritable politique de prévention des risques professionnels

Mardi 22 mai 2007

Nous le savons maintenant très précisément grâce aux rapports parlementaires, aux nombreux témoignages des syndicats, des associations de victimes de l’amiante, des experts en santé travail, le drame de l’amiante touchera plus de 100 000 mort à l’horizon 2025. 100.000 victimes qu’il aurait été possible d’éviter. Lire ma contribution au rapport de la mission d’information sénatoriale.

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La question de bon sens qui se pose à chaque citoyen devant une telle catastrophe sanitaire et sociale est : comment cela a t-il été rendu possible ? Et d’ailleurs d’aucuns se prévalent de cette incrédulité pour masquer encore et encore les mécanismes qui ont conduit à cette situation. A l’issue de la mission d’information du Sénat et par la suite à l’occasion des nombreux entretiens avec les responsables syndicaux et associatifs, je n’ai pu que constater que depuis 1906, date de la mise en évidence objective des dangers de l’amiante, un dispositif très précis et très puissant s’est mis en œuvre pour empêcher ou au moins différer les mesures absolument nécessaires de protection des travailleurs au contact de l’amiante. Car il est indiscutable aujourd’hui que l’utilisation massive de la chrysotile blanche (80Kg par habitant) dans l’ensemble de l’industrie et du bâtiment, son faible coût et ses propriétés multiples rendaient aux yeux des industriels sa substitution bien trop onéreuse même face la vie des salariés qui la manipulaient. Et de fait, durant des décennies le lobby industriel s’est employé à construire l’invisibilité du risque amiante, recourrant à toutes les méthodes en son pouvoir (communications scientifiques erronées, mission douteuse du Comité Permanent Amiante, prescription de l’usage dit contrôlé de l’amiante, sous déclaration massive des maladies professionnelles…) pour poursuivre coûte que coûte l’exploitation de ce matériaux mortifère. Cette stratégie ne fut possible que parce que les principales victimes de ce fléau, étaient des ouvriers et des salariés qui non seulement n’en connaissaient pas les dangers, mais étaient contraints pour vivre, pour assurer l’existence de leur famille, de manipuler des heures, semaines et années durant la matière première de leur travail. Ce que révèle donc cette terrible histoire de l’amiante c’est d’une part les profondes carences de notre système de santé au travail et de prévention des risques professionnels, mais d’autre part et surtout une stratégie délibérée des employeurs pour échapper à leurs responsabilités de prévention et de réparation en matière d’accident du travail et de maladie professionnelle.

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Dans la République de Sarkozy, il vaut mieux être riche et bien portant…

Vendredi 27 avril 2007

Hier soir, sur France 2, Nicolas Sarkozy a confirmé que s’il était élu, il mettrait en place sa mesure prioritaire en matière de santé : 4 franchises annuelles dont devront s’acquitter tous les assurés sociaux sur 1/ les visites médicales, 2/ les examens biologiques, 3/ les médicaments, 4/ les hospitalisations. Objectif, “responsabiliser” les patients, bref augmenter encore les frais restants à leur charge pour qu’ils “consomment” moins, surtout, faire faire des économies à la sécurité sociale.

Cette idée est largement et ouvertement rejetée par les Associations de patients, les professionnels de santé, la Mutualité française, considérant qu’une telle franchise était ” socialement injuste, économiquement inéfficace et dangereuse pour la santé publique.” J’ai joint mon nom au nombreux signataires de la pétition qu’ils ont lancé et vous invite à en faire de même en ligne. http://www.appelcontrelafranchise.org/signer.php.

Je pense effectivement que cette proposition de M. sarkozy est une vraie (more…)